La thérapie cellulaire cutanée

C’est la thérapie de la peau, la plus courante à ce jour.

Au quotidien, la peau doit faire face à des attaques diverses : le Soleil, la friction avec des vêtements, le contact avec des produits chimiques comme le savon ou coupure.

La peau doit se renouveler constamment et rapidement afin de se maintenir en bon état et se protéger du monde extérieur.

Ce travail est effectué par les cellules souches. Elles régénèrent constamment la peau et permettent les cicatrisations.

Il existe plusieurs types de cellules souches dans la peau : 

  • Les cellules souches du follicule pileux, qui s'assurent du renouvellement des poils. Elles sont localisées tout le long du follicule pileux.
  • Les cellules souches de mélanocytes, qui sont responsables de la régénération des mélanocytes, un type de cellule pigmentaire. Les mélanocytes produisent la mélanine et jouent un rôle essentiel pour la couleur de la peau.
  • Les cellules souches épidermiques, qui sont responsables de la régénération quotidienne des différentes couches de l'épiderme. Elles sont localisées à la base de l'épiderme. Ce sont les cellules souches de l’épiderme qui sont utilisés pour soigner les brûlés.

C’est le Professeur Howard Green qui, en 1970, découvre que des cellules souches épidermiques peuvent être prélevées chez un patient, amplifiées et utilisées pour fabriquer des "feuilles" d'épiderme en laboratoire. Ce nouvel épiderme peut ensuite être ré-transplanté sur le patient. La thérapie cellulaire de la peau s’appuie sur une culture des kératinocytes, présentes dans l’épiderme de la peau.

En général, on utilise les kératinocytes autologues afin de reconstituer l’épiderme chez les grands brûlés, et les kératinocytes allogéniques pour favoriser la cicatrisation des plaies.

Ce type de greffe fait appel aux cellules du receveur, c’est donc une autogreffe. Cela permet d’éviter les risques (faibles) de rejet. Un petit fragment de peau sain est prélevé chez l’individu. Les cellules souches contenues dedans sont placées en culture in vitro pour en obtenir une plus grande quantité. Les cellules obtenues reconstituent une surface de peau plus grande et semblable à l’épiderme de la peau.

Cette pratique existe depuis plus de 25 ans. Elle est maintenant très bien maitrisée.